Carnets de pèlerinage
de Michel Maxime Egger

Parcours

Les Assises de la Sagesse ont invité Michel Maxime Egger à participer à leur projet intitulé «Carnets de pèlerinage». Une série de cinq entretiens intimes et profonds menés par Philippe Yacine Demaison et filmés en Suisse en août 2025. L’écothéologien y raconte son cheminement, les moments et rencontres clés de sa vie spirituelle, sa vision de la sagesse et de l’engagement au cœur d’un monde en mutation.

Volume 1: Les racines d’une quête

Michel Maxime Egger évoque les origines de son cheminement intérieur. Il revient sur sa jeunesse, ses premières lectures marquantes, la soif de sens qui l’a très tôt habité, son éveil au mystère sacré du vivant. S’y dessinent déjà les grandes lignes d’une quête spirituelle qui traversera toute une vie. 2 août 2026.

Volume 2: La découverte de l’Orient chrétien

Michel Maxime Egger retrace le cheminement qui l’a conduit vers l’Orient chrétien – une naissance et une mort à lui-même, jalonnées de rencontres décisives. Il revient sur son appel spirituel, sur l’influence d’Henri Hartung, fondateur du Centre de Rencontres Spirituelles et de Méditation (Fleurier, Suisse), sur sa rencontre avec l’archimandrite Sophrony — figure de sainteté vécue qui a profondément marqué son parcours – ainsi que sur ses exercices de discernement guidés par un père jésuite. Un entretien qui donne à voir, de l’intérieur, la manière dont un parcours spirituel se construit à travers des visages et des transmissions. 30 août 2026.

Volume 3: Le sens de la tradition

Michel Maxime Egger explore le sens profond de la tradition – la distinction essentielle entre la Tradition vivante et les traditions comme formes historiques — ainsi que les pièges de l’illusion spirituelle. Il évoque ensuite son séjour au Mont Athos, où il a passé neuf semaines, entre ascèse, diversité des expressions de l’orthodoxie et rencontres marquantes avec des figures spirituelles habitées par des voies différentes – le Mont Tabor et la Transfiguration, ou Gethsémani et la descente aux enfers de saint Silouane. L’échange se conclut sur la relation maître-disciple: comment un véritable maître spirituel ne cherche pas à être imité, mais à faire émerger le maître intérieur en chacun – et sur la sincérité comme voie, selon la sagesse soufie. 6 septembre 2026.

Volume 4: l’écospiritualité

Michel Maxime Egger aborde son engagement le plus central aujourd’hui: l’écospiritualité. A partir d’un texte de Jean Giono évoquant un temps où l’abondance et le partage allaient de soi, il revient sur l’événement fondateur de ce chemin: le forum «Écologie et spiritualité» qui s’est tenu au centre bouddhiste de Karma Ling en 2004. C’est là qu’il a entendu, pour la première fois, le mot «écospiritualité» dans la bouche de Pierre Rabhi – l’agroécologiste invitait par ce terme à dépasser le dualisme entre écologie et spiritualité. Michel Maxime ressent alors la nécessité de revisiter sa propre tradition chrétienne à travers notamment une théologie de la création renouvelée. Il partage ensuite sa découverte du «Travail qui relie» de Joanna Macy et son puissant processus de «compostage des émotions», qui vise à transformer la tristesse, la colère ou la peur en en engrais pour l’engagement plutôt que de les refouler ou de s’y noyer. L’entretien se conclut sur l’inertie collective face à l’urgence écologique, la division entre la tête et le cœur qui l’explique en partie, et l’image – porteuse d’espérance – des «cellules imaginales», points de lumière qui s’éveillent aux quatre coins du monde et pourraient, un jour, permettre la métamorphose de la chenille en papillon. 13 septembre 2026.

Carnets de pèlerinages

À travers ces rencontres sans artifice que constituent les Carnets de pèlerinage, Les Assises de la Sagesse ouvrent un espace où se tissent la trajectoire intérieure d’une personne et les engagements qu’elle porte dans le monde.

Chaque épisode est une halte, une étape sur un chemin où se mêlent expériences fondatrices de l’enfance, étapes initiatiques, inspirations, fidélités et élans créateurs.

Les personnes invitées ont ainsi l’occasion de revisiter ce qui – dans leur parcours de femme ou d’homme – a façonné leur rapport au sacré, à la société, à l’engagement, à la transmission ou au soin de l’âme.

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